Type de poste : Post-doc
Laboratoire : Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)
Date limite de candidature : 1 Juin 2026
Résumé du sujet
L'impact environnemental du numérique est devenu une préoccupation
majeure, avec une empreinte environnementale (notamment carbone)
mesurable et croissante. Une part importante de cet impact
provient de la fabrication des équipements, souvent renouvelés
prématurément, en partie à cause de l'obsolescence induite par le
logiciel. « Les programmes ralentissent plus vite que le matériel
s’améliore » est la formulation de la loi de N. Wirth. Tout
utilisateur d’ordinateur ou de téléphone intelligent en a
l’expérience lors des multiples mises à jour logicielles, jusqu’à
ce que le l’ordinateur ou le téléphone ne supporte plus les
besoins des applications.
Malheureusement cette loi n’a jamais été formalisée ni mesurée
expérimentalement ; c’est l’objectif de ce projet.
Plus précisément l’objectif est de se doter de métriques sur
l’évolution de la complexité opérationnelle des logiciels à
travers leurs différentes versions. Ces métriques pourront ensuite
être utilisées dans les ateliers logiciels et éventuellement
permettre de répondre à des besoins normatif : « mon logiciel ne
doit pas prendre plus de 7% de complexité par an » afin
d’augmenter la durée de vie du matériel qui représente la majeure
partie de l’empreinte environnementale du numérique.
En pratique il s’agira de mettre au point une méthologie sur des
outils de complexité croissantes en utilisant des sénarios d’usage
pour mesurer la complexité opérationnelle. Cette méthode sera à
appliquer sur un ou plusieurs cas d’usage tels qu’un scénario de
traitement de texte open source (LibreOffice) ainsi qu’un scénario
Web.
Laboratoire
Département Ingénierie Logiciels et Systèmes (LIST)
LECS (DILS)
Laboratoire exigences et conformité des systèmes